09.01.1916
Usine aéronautique de Farnborough
Les environs sont charmants. Des pins, une lande avec des rhododendrons, ça rappelle un peu Bournemouth, mais que les routes sont mauvaises ! Les chaussées sont totalement défoncées par le transport de matériaux lourds et les mouvements de troupes. Des casernes à perte de vue, des stands de tir, etc. Rapidement, on se retrouve pris dans la boue d’une longue piste longeant le dépôt de gaz, des surfaces en friche et des bâtiments militaires. Les avions et les soldats sont pourtant passionnants. Il y a toujours entre deux et dix, voire douze, avions dans les airs. Certains font des tours de voltige, tournent sur eux-mêmes ou font des tonneaux. Un jour, nous parcourions un champ quand un avion a amorcé son atterrissage en fonçant sur nous – dieu, que nous avons couru ! C’est désagréable d’être poursuivi par un taureau, mais alors par un avion, dix fois plus grand et six fois plus rapide, quelle horreur !